ouvrir

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin aperīre (« ouvrir ») devenu *operīre en latin populaire, probablement sous l’influence analogique de cooperire (« couvrir »).

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

ouvrir /u.vʁiʁ/ transitif 3e groupe (conjugaison)

  1. Faire que ce qui était clos, fermé, ne le soit plus.
    • Les ouvriers ouvrirent la voiture et commencèrent à en tirer toutes les parties constitutives de la guillotine qu’on devait ériger, ici même […] (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
    • Longtemps, Bert resta assis, seul dans un coin de la cabine de Kurt, ne bougeant pas, ne s’aventurant même pas à ouvrir la porte. (H. G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, 1921, page 173)
    • Ruisselant de sueur, Jimmy tourna la clef dans la serrure, ouvrit la porte, fit entrer Jim et la referma derrière lui. (Francis Carco, L’Homme de minuit, 1938)
    • La veille de ce mercredi 12 juin, mon ami Maurice Andin, […] avait été arrêté à son domicile et la police y avait laissé un inspecteur. C’est lui qui m’ouvrit la porte lorsque je tombai dans la souricière. (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • (Absolument)Ne m’avez-vous pas dit qu’un instant avant que nous arrivassions, un homme sans chapeau […] était venu frapper à la porte, et qu’on lui avait ouvert ? (Alexandre Dumas , La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
    • (Intransitif) Cette porte n’ouvre jamais. — Ce magasin n’ouvre pas le dimanche.
  2. Donner accèsNote d’usage : Il est alors suivi d’un adverbe de lieu.
    • Cette porte ouvre sur le jardin, sur la cour.
  3. (Figuré) Accueillir dans, recevoir dans.
    • Ouvrir sa maison à quelqu’un. — Elle lui ouvrit son lit.
  4. Écarter ce qui est replié, ce qui est joint ; déployer.
    • Le uhlan mettait pied à terre, ouvrait tranquillement une carte ou un calepin, prenait des notes. (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, Plon-Nourrit & Cie, 86e éd., p. 184)
    • Elle ouvrit chaque lame, passa le doigt sur le fil et les referma lentement. (Jean Rogissart, Passantes d’octobre, 1958)
  5. Entamer fendre, couper, percer quelque chose.
    • Avec la serpette, elle fend en quatre l’extrémité d’un brin qu’elle engage ensuite dans le fendoir. Un coup de manivelle et le brin s’ouvre en quatre comme une corolle de fleur. (François Gardi, L’Atelier du vannier, Éditions de Borée, 2004, p. 383)
    • Ouvrir un abcès, la veine, le ventre.
  6. Pratiquer une ouverture, une percée.
    • Au XVe siècle, une fenêtre à meneaux fut ouverte dans cette abside, à travers la maçonnerie visigothe. (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Il avait fait ouvrir une vue sur son voisin, on la lui a fait boucher.
    • On a ouvert beaucoup de chemins, de routes dans cette forêt, dans ce bois.
    • Ouvrir un mur, ouvrir une forêt, un bois.
  7. Commencer à creuser, à fouiller.
    • Ouvrir la tranchée, la terre pour faire un fossé.
    • Ouvrir un canal, une mine, une carrière.
  8. (Propre) ou (Figuré) Rendre une chose accessible, en faciliter l’abord, le passage, l’occupation.
    • Ouvrir les ports, les mers, les chemins.
    • Il lui a ouvert l’accès aux dignités.
    • Il m’a ouvert la route de la fortune.
    • Il lui a ouvert la carrière de l’administration.
    • Une belle carrière s’ouvre devant vous.
  9. (Figuré) Commencer, mettre en route, débuter.
    • En ouvrant la séance, M. Hibon, président sortant, adresse ses remerciements pour le grand honneur, qui, dit-il, fut fait à un amateur de présider les travaux de la Société en 1936, puis il prie M. Allorge de lui succéder au fauteuil présidentiel. (Bulletin de la Société botanique de France, tome 84, séance du 8 janvier 1937, page 1)
    • Ouvrir la campagne par un siège, par une bataille.
    • La succession est ouverte.
    • Ouvrir le scrutin, un cours de médecine.
    • Ouvrir la dispute. — Son nom ouvre la liste.
    • Ouvrir le bal, une exposition, une foire.
    • Ouvrir un magasin, une banque, de nouvelles écoles, une boutique.

s’ouvrir /s‿u.vʁiʁ/ pronominal

  1. Se confier à quelqu’un, lui déclarer ce qu’on pense sur quelque chose.
    • Il ne s’était jamais ouvert de cela à personne.
    • Il s’en ouvrit à son ami.
  2. Devenir, être ouvert.
    • À cet instant, la porte de la rue s’ouvrit et un homme encore jeune, visiblement saoul, entra. C’était le comique du quartier. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
    • Dans l’intérieur, qui paraissait impraticable, des routes se sont miraculeusement ouvertes, parcourues aussitôt par des automobiles. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
  3. Se blesser.
    • S’ouvrir le bras.

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions à trier[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Ancien français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin populaire *operīre → voir ouvrir.

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

ouvrir /Prononciation ?/ transitif (conjugaison)

  1. Ouvrir.
  2. Découvrir.
  3. Énoncer.

Variantes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  • Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle ouvrir 1881, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg