travail

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Date à préciser) De l’ancien français travail (« tourment, souffrance ») (XIIe siècle), du latin tripalium (« instrument de torture à trois poutres »). Attention: cette hypothèse est remise en question par les linguistes depuis plusieurs années qui la considèrent comme une étymologie écran (voir page de discussion).

Nom commun 1[modifier]

Singulier Pluriel
travail
\tʁa.vaj\
travaux
\tʁa.vo\

travail \tʁa.vaj\ masculin (pluriel : travaux, sauf dans le sens de activité professionnelle, emploi, où c’est le pluriel travails qui est utilisé ; travails est aussi parfois utilisé pour d’autres sens)

  1. Labeur, application à une tâche, effort soutenu pour faire quelque chose, en parlant de l’esprit comme du corps.
    • L’homme qui vendait son travail, qui recevait un salaire, se dégradait au rang des esclaves, il se vendait comme esclave, il perdait sa dignité d’homme libre. Cette action dégradante est commise quotidiennement par les hommes libres de la société capitaliste. Les prolétaires de la main comme ceux de l’intelligence, n'ont qu’une unique préoccupation : se vendre, vendre leur travail manuel, vendre leur travail intellectuel, vendre la pensée, cette chose sacrée. (Paul Lafargue, L’idéalisme et le matérialisme dans la conception de l’histoire. Réponse à la Conférence du citoyen Jean Jaurès, dans La Jeunesse socialiste, janvier 1895, p. 1)
    • L’Écosse l’attendait bouche bée. Il arriva à Glasgow vers une heure, et l’on raconte que le travail ne fut pas repris avant deux heures et demie dans les docks et les manufactures de cette ruche industrielle. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 30 de l’éd. de 1921)
    • Il s’acharnera au travail, il ne ménagera ni son temps, ni ses forces, à une époque où le radium et la radiothérapie profonde était encore inconnue. (Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris, 1924, vol. 3, p. 403)
  2. (Par extension) Activité professionnelle, emploi.
    • Lui avait trouvé deux travails : l’un dans une forge où il aidait à décharger les matériaux et à transporter diverses choses, l’autre dans un moulin où il jouait les mules.’' (site feleth.superforum.fr, 13 mars 2014)
    • Elle avait deux travails. Deux fatigues. Deux épuisements. Mais ça, elle savait faire et, la plupart du temps appréciait. Elle aimait travailler. (Vincent Jolit, Clichy, Éditions La Martinière, 2013)
    • Mais on ne vous en voudra hélas pas si vous devez révéler que la crise vous force à avoir deux travails, oh que non. (Fabian Bouleau, Chienne de langue française !, 2014)
  3. Manière dont on travaille habituellement.
    • Il a le travail difficile, lent.
  4. Ouvrage même, de quelque nature qu’il soit, qui est produit par le labeur.
    • L’oxydation relativement rapide du fer n’a pas permis de retrouver aisément, parmi les restes des travaux métalliques que l’antiquité a laissés derrière elle, un grand nombre d’objets fabriqués avec ce métal ; […]. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, Charleville : E. Jolly, 1869, p. 179)
    • Et alors on fera juger leurs deux travails. (M. Lockroy, ‎Jules de Wailly, Deux compagnons du tour de France, 1845)
    1. (Spécialement) Ouvrage de l’esprit, étude historique, philosophique ou scientifique. — Note : Il est alors souvent au pluriel.
      • Je n’insiste pas, car il existe des ouvrages sur ces questions, tels l’important mémoire de De Candolle [Augustin Pyrame de Candolle] et les travaux de A. Chevalier. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 97)
      • Le physiologiste hollandais Jordan écrivait que les travaux de Pavlov ont fait de Léningrad la Mecque des physiologistes du monde entier. (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, p. 3, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
  5. Manière dont l’ouvrage est fait.
    • Travail exquis, délicat. - Ce bijou est d’un beau travail.
  6. Ouvrage qui est à faire ou auquel on travaille présentement.
    • C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Distribuer le travail aux ouvriers.
    • Je ne puis faire cela à ce prix, il y a trop de travail.
    • Le travail en souffrira.
    • Entreprendre des travaux.
    • Un ouvrier sans travail.
    • J’ai beaucoup de travail à faire.
  7. (Par extension) Action des forces de la nature.
    • En longeant l’atoll, j’étais rempli d’admiration et d’étonnement pour l’extraordinaire travail des madrépores. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Le travail de la fermentation.
    • Le travail des eaux le long des rives d’un fleuve.
    • (Figuré) Les esprits sont en travail.
  8. (Médecine) Première période de l’accouchement caractérisée par l’apparition de contractions douloureuses de l’utérus et l’effacement du col de l’utérus. Les douleurs de l’enfantement.
    • Elle était en travail d’enfant.
    • Le travail est commencé.
    • La salle de travail de la maternité.
  9. (Mécanique) (Physique) Produit d’une force appliquée sur une distance. L’unité SI de travail (d’énergie) est le joule.
    • Le travail d’une machine.
  10. (Économie) (Politique) Labeur humain considéré comme facteur essentiel de la production.
    • Un système complexe de taxes permettait au gouvernement, aux aristocrates et aux religieux de profiter du travail de la plus grande partie de la population. (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, p. 5, été 2008)
    • Le travail se rattache ainsi aujourd’hui moins à la nécessité économique de produire des marchandises qu’à la nécessité politique de produire des producteurs et des consommateurs. (Catherine Dyja, L’Insurrection qui vient, dans la « Revue de la Défense nationale » de juillet 2009)
  11. (Droit) Labeur humain considéré sous le rapport des conflits qu’il soulève et des règlements qu’il y faut apporter.
    • La réglementation du travail.
    • Un contrat de travail.
    • Les accidents du travail.
    • Le Ministère du travail.
  12. (Équitation) Ensemble des exercices que l’on fait faire à un cheval.
Notes[modifier]
  • Seule une minorité de noms français en -ail ont leur pluriel en -aux au lieu de -ails : → voir aspirail, bail, corail, émail, fermail, gemmail, soupirail, travail, vantail et ventail et vitrail. Le pluriel du mot ail, quant à lui, peut être tout aussi bien ails que aulx.
  • L’Académie française estime que le pluriel travails est réservé au « bâti servant à la contention des animaux » et qu’au sens d’« activité professionnelle », le mot ne s’emploie pas au pluriel. Néanmoins, on trouve parfois, de manière plus ou moins formelle, la forme travails au sens d’« activité professionnelle, emploi ».

Synonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Hyponymes[modifier]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier]

→ voir Catégorie:Lexique en français du travail

Traductions[modifier]

Nom commun 2[modifier]

Singulier Pluriel
travail travails
\tʁa.vaj\

travail \tʁa.vaj\ masculin

  1. (Médecine vétérinaire) (Équitation) Bâti servant à la contention des chevaux et des bovins, durant la pose des fers, ou pour des opérations chirurgicales.
    • Tous les amoureux des équidés trouveront dans ce lieu de charme matière à assouvir leur passion, que ce soit par la collection d'attelages, par les travails à ferrer des maréchaux-ferrants ou par les selleries. (Bretagne nord, Lonely Planet, 2012)

Prononciation[modifier]

Homophones[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

Ancien français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin tripalium.

Nom commun[modifier]

Cas Singulier Pluriel
Cas sujet travauz travail
Cas régime travail travauz

travail \tra.vajɫ\ masculin

  1. Tourment, souffrance.

Dérivés dans d’autres langues[modifier]

Anglais[modifier]

Étymologie[modifier]

De l’ancien français travail (« tourment, souffrance »).

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
travail
\ˈtʁæ.veɪl\
ou \tɹə.ˈveɪl\
travails
ou travaux
\ˈtʁæ.veɪlz\
ou \tɹə.ˈveɪlz\

travail \ˈtʁæ.veɪl\ ou \tɹə.ˈveɪl\

  1. (Vieilli) (À partir du XIIIe siècle) Effort pénible ou douloureux ; travail excessif, souffrance.
    • He had thought of making a destiny for himself, through laborious and untiring travail. (Djuna Barnes, Nightwood, 1936, Faber & Faber 2007, p. 38)
  2. (En particulier) (Médecine) Douleurs de l’accouchement ; travail.
  3. (Vieilli) (XIVe siècle – XVIIIe siècle) Labeur, travail ; acte de travailler.
    • It was dark now. The sun was nearly set, and rain was starting to fall. Kelly headed south on York Road towards the city, well fed and relaxed himself, feeling confident and ready for the night’s travail. (Tom Clancy, Without Remorse, 1993.)
  4. (Vieilli) (XVIIe siècle) Éclipse d’un objet céleste.
  5. (Vieilli) Variante de travel.

Synonymes[modifier]

Verbe[modifier]

Temps Forme
Infinitif to travail
\ˈtʁæ.veɪl\
Présent simple,
3e pers. sing.
travails
\ˈtʁæ.veɪlz\
Prétérit travailed
\ˈtʁæ.veɪld\
Participe passé travailed
\ˈtʁæ.veɪld\
Participe présent travailing
\ˈtʁæ.veɪl.ɪŋ\
voir conjugaison anglaise

travail \ˈtʁæ.veɪl\ ou \tɹə.ˈveɪl\ intransitif

  1. Peiner.
  2. (Médecine) Être en couches.

Synonymes[modifier]

Anglo-normand[modifier]

Étymologie[modifier]

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Nom commun[modifier]

travail \Prononciation ?\ masculin

  1. Tourment, souffrance.

Synonymes[modifier]