père

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Voir aussi : Père, pere

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

De l’ancien français pere, du latin pater, de l’indo-européen commun *ph₂tḗr.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
père pères
/pɛʁ/
Un père avec son enfant.

père /pɛʁ/ masculin (équivalent féminin : mère)

  1. Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
    • Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. (Octave Mirbeau, Rabalan)
    • Un bon père, un père tendre.
    • Être père de plusieurs enfants.
    • Tendresse de père, amour de père.
    • Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
    • Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
    • Cet enfant a perdu ses père et mère.
  2. Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
  3. (Par extension) (Au pluriel) Ascendants, quel que soit leur degré de parenté.
    • C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. (Walter Scott, Ivanhoé, Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. (J. Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, 1868)
    • Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.195)
  4. (Figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
    • Cicéron fut appelé le père de la patrie.
    • Ce général est le père de ses soldats.
    • Cet homme est le père des pauvres.
    • Ce maître est un père pour ses élèves.
  5. (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
    • Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques, […], un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique: la Scolastique, 1966)
  6. Créateur ; fondateur ; protecteur.
    • Mon département a eu l'honneur de donner naissance au père de l’Entomologie; l’illustre Latreille. (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
    • Mais ce fut le comte de Chardonnet, […], qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Remarquons d’entrée de jeu qu'il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu'il ait pu assimiler l'astrologie à une « science ». (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, p.31, été 2005)
    • Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. (Ludovic Dupin, La centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
  7. Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
    • Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu'au contraire il leur conseillait d'aller parfois aux autres confesseurs : […]. (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.83)
    • Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
  8. (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
    • Le père, le fils et le Saint-Esprit.
    • Le père éternel.
  9. (Vieilli) (Figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
    • Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat, […], sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l'École, je m'approchai et lus: «Le père Barrault est un con.» [...] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c'était pour retrouver l'appellation infâme: «le père Barrault», qui m'épouvantait plus encore: le mot «con», après tout, je ne faisais qu'en augurer le sens; mais je savais très bien qui on appelait «père Untel» dans ma famille: les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu'un voyait M. Barrault, l'instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l'aspect d'un vieux pauvre. [...] Il me semblait à la fois qu'un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j'avais chaque matin à ôter ma casquette en disant «Bonjour, Monsieur l'Instituteur» et que j'étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. [...] Je murmurai: «Le père Barrault pue» et tout se mit à tourner: je m'enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. (Jean-Paul Sartre, Les Mots, 1964, I)
  10. Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikitexte]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions à trier[modifier | modifier le wikitexte]

Hyperonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Hyponymes[modifier | modifier le wikitexte]

Géniteur (1)
Mâle assumant un rôle paternel (2)

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Homophones[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Ladin[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

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Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

père /Prononciation ?/ masculin

  1. Père.

Minderico[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du français père.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

père /Prononciation ?/

  1. Père.

Références[modifier | modifier le wikitexte]

  • Ferreira, Vera & Peter Bouda. 2009. Minderico: an endangered language in Portugal. In Peter K. Austin, Oliver Bond, Monik Charette, David Nathan & Peter Sells (eds.), Proceedings of Conference on Language Documentation and Linguistic Theory 2. London: SOAS, page 103