appeler

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin appellare « adresser la parole à quelqu’un », « invoquer », « appeler (désigner quelqu’un par son nom ou par un nom) ».
Note : On remarque (à la prononciation du -el-) que le verbe français a perdu le double l. La règle est de doubler le l devant le e muet.

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

appeler /a.pə.le/ ou /a.ple/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Désigner quelqu’un par son nom ; pourvoir quelqu’un d’un nom.
    • […]; trois mois auparavant, c’est-à-dire à l’époque où sa mère vivait encore, on l’avait appelé le prince de Béarn ; on l’appelait maintenant le roi de Navarre, en attendant qu’on l’appelât Henri IV. (Alexandre Dumas , La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
    • Le sucre de raisin que l'on appelle aussi glucose, se rencontre dans les fruits sucrés qui présentent en même temps une saveur acide, comme les raisins, les groseilles, etc. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l'industrie dans le département des Ardennes, Charleville : E. Jolly, 1869, p.120)
    • (Pronominal) Il s’appelle Charles. C’est ainsi qu’on l’appelle. Cette fleur s’appelle anémone.
    • Cette montagne fut appelée de ce nom à cause de… Cette ville fut ainsi appelée du nom de son fondateur.
    • Ceux qu’on appelle philosophes. Les magistrats qu’on appelait à Rome tribuns du peuple.
  2. Désigner une personne ou une chose par une qualité bonne ou mauvaise.
    • J’appelle un ami celui qui se montre tel dans les circonstances difficiles. Il l’appela voleur, fripon.
    • Peut-on appeler courageuse une action si téméraire et si folle ? On appellera toujours folie une conduite pareille à celle-là.
    • (Pronominal)Ceux qui s’appellent les gens comme il faut, les sages par excellence. Cela s’appelle un véritable ami. Cela s’appelle folie en bon français.
  3. Désigner par leur nom ceux qui doivent se trouver présents en quelque endroit.
    • On va appeler tous les soldats l’un après l’autre. Ce soldat n’était pas à la caserne quand on l’a appelé.
    • Je ne me suis point entendu appeler quand on a lu cette liste. Beaucoup d’appelés et peu d’élus.
  4. (Justice) Lire tout haut le nom des parties, afin que leurs avocats viennent plaider pour elles.
    • Appeler une cause. On vient d’appeler votre cause. La cause sera appelée à son tour de rôle.
  5. Faire venir en se servant de la voix.
    • Je l’appelle et il ne vient point. Il appelait inutilement, pas un domestique n’était à la maison.
    • Appeler les voisins. Appeler à haute voix. Appeler son chien.
    • (Par extension) Ne pouvant plus l’appeler de la voix, il l’appelait encore de la main. Appeler des yeux, du geste.
  6. Contacter quelqu'un par téléphone.
  7. Pousser son cri pour faire venir à eux ceux de leur espèce, pour les animaux.
    • Le mâle appelle sa femelle. La brebis appelle son agneau.
    • (Par analogie) Appeler des oiseaux en imitant leur cri.
  8. Inviter à venir.
    • Appeler le médecin, le chirurgien. Cet artiste fut appelé en France, à la cour, par tel prince.
    • Appeler un général à l’armée. Tous les chefs furent appelés à ce Conseil.
    • Les Maures furent appelés en Espagne par le comte Julien.
  9. (En particulier) (Droit) (Justice) Citer devant le juge.
    • Appeler en justice. On l’a fait appeler pour se voir condamner à payer une somme.
    • Appeler quelqu’un en témoignage. Être appelé comme témoin.
    • Appeler en garantie. Le juge ordonna que les parties seraient appelées.
  10. Envoyer, défier.
    • Appeler au combat, appeler en duel ou simplement Appeler :
  11. Avertir de se trouver en quelque lieu par un signal.
    • Mais avant que Kurt eût pu fournir une explication, les sonneries aiguës du branle-bas appelèrent chacun à son poste, et l’officier s’éloigna. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 240, Mercure de France, 1921)
  12. (Figuré) avertir, exciter, obliger à se trouver en quelque endroit, pour quelque chose que ce puisse être.
    • J’irai où l’honneur, où le devoir m’appelle. Mes affaires m’appellent ailleurs.
    • La vengeance l’appelle. Ce beau temps nous appelle à la chasse.
  13. (Quelquefois) Rendre nécessaire.
    • Ce crime appelle la vengeance des lois. Ces abus appellent une réforme.
    • Ce mot ne peut être employé seul, il appelle un complément. Ce grave sujet appelle toute votre attention.
  14. (Religion) Faire ressentir sa volonté aux hommes, en parlant de dieu.
    • Il ne faut pas résister quand Dieu nous appelle. Dieu appela saint Paul à l’apostolat. Il fut appelé de Dieu à cette mission.
  15. Désigner une personne, pour une fonction ou une action importante.
    • Appeler quelqu’un à un poste. Il fut appelé à siéger dans le Conseil.
    • L’important devoir que nous sommes appelés à remplir. Il fut appelé à lui succéder.
  16. Être conduit par ses qualités, ses talents et les circonstances qui déterminent la vocation, le sort, la condition.
    • Le génie de Turenne l’appelait au commandement des armées. Il a su jouer le rôle auquel il a été appelé par les événements.
  17. (Absolument) (Droit) (Justice) Recourir à un tribunal supérieur pour faire réformer le jugement, la sentence d’un tribunal inférieur.
    • Il appellera de ce jugement. Il a appelé du tribunal de première instance à la Cour d’appel.
    • Appeler comme de juge incompétent. Appeler a minima.
  18. (Figuré) (Familier) Ne pas se soumettre à une décision, ne pas l’adopter.
    • J’appelle de votre décision, ou J’en appelle.
  19. (Figuré) Invoquer, se référer.
    • J’en appelle à votre témoignage : J’invoque votre témoignage.
    • J’en appelle à votre probité, à votre honneur, à votre sagesse, etc. : Je m’en réfère à votre probité, à votre sagesse, etc.
  20. (Figuré) (Familier) Revenir d’une grande maladie.
    • Il en a appelé.

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Appeler quelqu’un à son secours, appeler du secours, etc. (Figuré)
Il appelle à son secours le manège et l’intrigue pour mieux réussir dans son entreprise.
La réserve fut appelée sous les drapeaux.
On va bientôt appeler la classe de telle année.
  • Dieu vient de l’appeler à lui : (Familier) (Religion) Se dit en parlant d’une personne qui vient de mourir.
  • Appeler sur quelqu’un le mépris public, la haine de tous, etc. : S’efforcer de le rendre l’objet du mépris public, de la haine générale, etc.
  • Appeler sur quelqu’un, sur une famille, sur un pays les bénédictions du Ciel : Les leur souhaiter ou les leur attirer.
  • Appeler l’attention de quelqu’un sur quelque chose : L’inviter, l’engager à y faire attention, à y donner son attention.
J’appelle à cet égard toute votre attention.
  • Appeler l’attention : Quelque chose qui attire l’attention.
Un bruit extraordinaire appela, vint appeler notre attention.

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]


Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]