chute
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- (nom) Saintonge, chéte Cheute, aujourd'hui chute, est le féminin du participe cheüt, aujourd'hui chu ;cheoite n'y déroge pas, car, au lieu de cheüt, on a dit aussi dans l’ancien français cheoit. La plupart des autres langues romanes ont usé semblablement de ce participe passé.
Nom commun
chute féminin
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| chute /ʃyt/ |
chutes /ʃyt/ |
- Le fait de choir, de tomber ou de se détacher d'un tout, le mouvement ou l'action correspondant(e).
- Il fit une chute de cheval
- En automne, on observe la chute des feuilles de nombreux arbres.
- La chute des cheveux.
- Les chutes du Niagara sont parmi les plus visitées du monde.
- Sauter en chute libre.
- (Physique) La loi de la chute des corps.
- La partie restante de la séparation d'un tout
- La chute d'un coupon de tissu.
- Le sol était jonché de chutes de papier, de carton, de tôles et de plastique.
- De tout le travail que nous avions fait, il ne restait que quelques chutes.
- La partie ou période final(e) de quelque chose (avec ou sans notion de déclin)
- (Littéraire) Trait final ou chute d'une pièce de théâtre, d'un vers, d'un madrigal, d'une épigramme, d'un couplet de chanson.
- (Astrologie) La chute est la partie d'un signe où une planète a moins de vertu et d’influence.
- (Horlogerie) La chute est l'arc que parcourt la roue quand une de ses ailes quitte le pignon sur lequel elle engrène, et qu’une autre aile tombe sur la suivante.
- Action de diminuer fortement
- (Finance)La chute du cours des actions.
- La chute du jour., La chute des températures.
- (Théologie) (Littéraire) Passage d'un état non fautif à un état fautif.
- En cédant à la Tentation, Adam et Eve ont entraîné la chute. (souvent écrit dans ce sens avec une majuscule) : voir Chute)
- (Jeux de cartes) Levées demandées et non réalisées
- Leur contrat à sans-atouts se solda par un trois de chute.
- La partie basse
- Fait de prendre une position anormalement basse
- La chute des paupières ou blépharoptose peut être lié à un relâchement musculaire.
- (Marine) et (Autres corps de métiers) Hauteur ou différence de niveau
- (Ponts et Chaussées) La chute est la différence de niveau entre deux biefs d'une rivière ou d'un canal.
- (Horticulture) Une chute est le raccordement (par des perrons ou gazons en glacis par exemple) entre deux terrains qui ne sont pas de niveau.
- Partie libre et non tendue de quelque chose dont la position n'est pas contrainte
- (Marine) La chute d'une voile ou d'un filet.
Synonymes
- tombée (1)
- affaissement, baisse, décadence, dévaluation (2,3)
- mort, ruine, écroulement, fiasco
- découpure (4)
Traductions
|
Forme de verbe
| Indicatif | Présent | je chute |
| il/elle/on chute | ||
| Subjonctif | Présent | que je chute |
| qu’il/elle/on chute | ||
| Impératif | Présent | (2e personne du singulier) chute |
chute /ʃyt/
- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe chuter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe chuter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe chuter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe chuter.
- Deuxième personne du singulier de l'impératif du verbe chuter.
Prononciation
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Homophones
Voir aussi
- chute sur Wikipédia

Citations
- Débile et mal remis encor de la faiblesse Où ma perte de sang et ma chute me laisse. — (Jean de Rotrou, Vencesl. IV, 2.)
- Cette allée nous a fait souvenir de la chute que vous y fîtes un jour. — (Marquise de Sévigné, 70.)
- … la chute du ciel ne pourrait l’ébranler [ma fidélité]. — (Pierre Corneille, Cinna, V, 3.)
- Je comptais à peine dix-sept chutes de feuilles, lorsque […] — (François René Chateaubriand, Atala, 211.)
- Si vous voulez nous suivre, nous campons au bord de la chute. — (François René Chateaubriand, Atala, 317.)
- La duchesse de Bourgogne revint, les épaules, les bras, le sein découverts, la chute des reins bien marquée. — (Louis de Rouvroy, 2, 235.)
- Comment vous trouvez-vous des trois vingtièmes et de la chute des actions sur les fermes ? — (Voltaire, Lettres, Mme de Fontaine, 5 novembre 1759.)
- Quand il [le ciel] élève un trône, il en venge la chute. — (Pierre Corneille, Cinna, III, 4.)
- Vous eussiez pu tomber, mais tout couvert de gloire, Votre chute eût valu la plus haute victoire. — (Pierre Corneille, Pompée, III, 2.)
- En vous qui de sa chute êtes l’unique auteur. — (Pierre Corneille, Nicom. IV, 5.)
- Il te peut en tombant écraser sous sa chute. — (Pierre Corneille, Cinna, I, 1.)
- Et tout le peuple même avec dérision De ma chute certaine en tirait le présage. — (Jean Racine, Esther, III, 1.)
- La chute désormais ne peut être qu’horrible. — (Jean Racine, ib.)
- Cet esprit d’imprudence et d’erreur, De la chute des rois funeste avant-coureur. — (Jean Racine, Ath. I, 2.)
- Par une belle chute il faut me signaler. — (Jean Racine, Baj. IV, 7.)
- Je vous prie de considérer avec une attention plus particulière la chute des Juifs dont toutes les circonstances rendent témoignage à l’Évangile. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Historique II, 8.)
- Insensible à sa chute et grand dans ses misères. — (Voltaire, Zaïre, II, 1.)
- Biron […] Un trépas si fameux, une chute si belle Rendait [eût rendu] de ta vertu la mémoire immortelle. — (Voltaire, Henr. VIII.)
- Et tombent avec eux d’une chute commune Tous ceux que leur fortune Faisait leurs serviteurs. — (François de Malherbe, I, 3.)
- J'avais prévu ma chute en montant sur le faîte. — (Jean de la Fontaine, Fabl. X, 10.)
- Il marque les différentes erreurs qui s’étaient élevées, et le temps de leur chute aux pieds de la foi. — (L'Abbé Houteville, dans DESFONTAINES.)
- La nouvelle Babylone, orgueilleuse de ses trois cents triomphes, tombe d’une chute immense. — (Jean de la Fontaine, ib.)
- Qui m’anime moi-même à la chute de Troie. — (Lamotte, ib.)
- [Laharpe] Tout meurtri des faux pas de sa muse tragique Tomba de chute en chute au trône académique. — (Nicolas Gilbert, Apologie.)
- J'ai soixante et six ans, et je ne veux plus mourir de la chute d’une pièce de théâtre. — (Voltaire, Lett. d’Argental, 11 janv. 1760.)
- Il y a force tragédies, force comédies ; vous aurez le plaisir de voir des succès et des chutes. — (Voltaire, Lett. d’Argental, 10 déc. 1762.)
- Le crime d’être un sujet de chute à ses frères. — (Jean-Baptiste Massillon, Petit Car. Vices.)
- Le coup encore frais de ma chute passée Me doit avoir appris à me tenir debout. — (François de Malherbe, I, 4.)
- Tremblez, âmes réconciliées, qui renoncez si souvent à la grâce de la pénitence, tremblez, puisque chaque chute creuse sous vos pas de nouveaux abîmes. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Anne de Gonz.)
- Dans le crime il suffit qu’une fois on débute ; Une chute toujours attire une autre chute. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Sat. X.)
- La chute en est jolie, amoureuse, admirable. — (Molière, Mis. I, 2.)
- Vous daignez employer dans les chutes des strophes les trois petits vers de trois pieds. — (Voltaire, Roi de Prusse, 87.)
- Les mêmes nombres et les mêmes chutes mettent de l’ennui dans un long poëme. — (Charles-Louis de Secondat Montesquieu, Goût, variété.)
- Si bien que, comme l’auditeur prévoit d’ordinaire cette chute qui doit arriver, il va au-devant de celui qui parle, et le prévient, marquant, comme en une danse, la chute avant qu’elle arrive. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Longin, 33.)
- On aurait beau montrer ses vers tournés sans art, Seuls et jetés par ligne exactement pareille, De leur chute uniforme importunant l’oreille. — (Nicolas Gilbert, XVIIIe siècle.)
Références
- Littré, Dictionnaire de la langue française (1872-1877) (chute)
- Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (chute)